Envisager la tonte comme technique de dessin ou de gravure. Voir les surfaces tondues comme des images (produites par soustraction) et le jardin comme terrain d’expérimentation à la temporalité instable (disparition par repousse).
Performer la tonte, déplacement du geste utilitaire vers un geste plastique et performatif (le geste compte autant que le résultat), rendre spectaculaire un geste banal, sessions de tonte publiques.
Activation envisagées au fil de la résidence : ouverture de l’atelier, lectures performées, partages d’expériences, ateliers de créations de bombes à graines, collecte ou transformation d’outils de coupe, organisation d’une « anti-course » de tondeuses transformées, pensée davantage comme défilé d’objets poussés et performance collective que comme événement sportif.
Sensibiliser les publics aux risques de la tonte intensive. Aborder collectivement les pratiques de tonte raisonnée et les représentations associées au jardin domestique : pourquoi tond-on ? pour qui ? qu’est-ce qu’un « beau jardin » ?
Porter un autre regard sur les paysages environnants : pelouses rasées, zones laissées sauvages, jardins privés, bordures ou espaces agricoles aux travers de marches, balades commentées et observations collectives.
Avec des habitant·e·s volontaires, certaines expérimentations pourront également prendre la forme de micro-interventions dans le paysage : motifs tondus, zones laissées volontairement intactes, trajectoires inhabituelles ou gestes de coupe déplacés.
Remplacer le moment de la tonte par la création d’espaces « fraîcheur » pour la faunes locale (projet en lien avec les périodes de canicules).

