Les recherches de Guillaume de la Follye de Joux s’organisent autour de l’étude de territoires en friches, d’espaces abandonnés ou en transition. Son travail plastique (dessin, sculpture, installation, gravure) varie en fonction des rencontres avec ces lieux, où il collecte, documente et engage des actions in-situ ou délocalisées. Il a notamment expérimenté le travail sur le métal et la rouille issus de champs de batailles de la Grande Guerre (« What matter tells us » à la galerie Netzwerk à Trêves), qu’il a prolongé pour « Nuances oxydées » à l’espace d’art Suzanne Savary à Thionville. Il a également suivi les filons d’anciens mineurs du Val d’Argent, entre légendes et découvertes minérales, pour une exposition au FRAC Alsace début 2025.
En résidence à La Maison des feuilles de Wolfskirchen, Guillaume a exploré les granges environnantes, des univers figés par les ans récipiendaires d’une histoire agricole locale mais aussi de nombreux récits que lui ont confié les habitants·es. L’artiste a utilisé la poussière des granges comme matière première à la création d’œuvres via la méthode du « pochoir à poussière », qu’il a partagé lors d’ateliers avec des publics et des scolaires. La résidence s’est conclue par une exposition à La Maison des feuilles, entre sculptures détournant de vieux outils agricoles, photos, et une série de dessins, pochoirs et monochromes de poussières de grange.

