Dehors, trois femmes et trois hommes se lancent un extincteur vide. Il y a urgence, on le sent. Ils courent, sautent, grimpent sur les murs, l’extincteur passe de main en main. Lorsqu’ils entrent en piste, des extincteurs, encore, les attendent. Il est trop tard, ils le savent, la catastrophe a déjà eu lieu. Et pourtant, ils s’agitent, il faut continuer, continuer encore. Reconstruire, peut-être. Agir, en tous cas.
Reconstruire, mais quoi ? L’entreprise est vaine, l’activité est frénétique, alors même que personne ne pourra échapper à la catastrophe en cours. Alors, il reste à se moquer, peut-être pour exorciser ou déjouer la face tragique de ce monde perdu. Là où il n’y a plus d’élan, reste le mouvement. Tenir dans la tension, dans une urgence sous-jacente qui éclate sur la durée.
La compagnie explore cet état de vacillement et d’obstination dérisoire du corps face à l’hostilité de notre environnement. Et le comique naît de là, de cet entêtement fou à faire, de ce décalage entre la gravité du geste et sa vacuité.
Calendrier prévisionnel :
26 octobre au 30 novembre (temps de travail)
2 au 6 novembre (temps d’ateliers durant cette semaine là en cours de mise en place avec Le Cabagnol)
16 au 20 novembre (temps de travail)

