Photographe passionnée par l’histoire des procédés photographiques, Lucile Taïeb met en jeu et questionne nos relations aux images ainsi qu’à nos souvenirs. Sa pratique mêle techniques photographiques historiques et expérimentales (cyanotype, collodion humide…), dessin, gravure, écriture et installation. Lucile est investie dans plusieurs structures associatives messines en tant que membre active de La Conserverie – un lieu d’archive, trésorière de la ressourcerie culturelle LADECH et membre de la rédaction de la revue de poésie Cercueil.
Lucile Taïeb a passé cinq semaines à l’EHPAD Les Acacias pour approfondir sa recherche autour de la mémoire photographique. Tout en menant avec les résidents·es des ateliers d’initiation à la photographie, le contact privilégié avec ces derniers l’a amené à chercher « les traces du souvenir, les fragments d’histoires qui persistent quand les esprits se brouillent. Les photographies d’antan, les gestes partagés, les portraits sont devenus autant de points d’ancrage pour dire ce qui reste, ce qui s’efface, ce qui revient ». Ce séjour a permis l’avancement de la création d’une œuvre en mouvement : un album photo en volume fait d’images textiles « à la lisière de l’effacement ».

